31 octobre 2007
Le singe pélerin
Le Singe Pélerin", c’est une très ancienne légende chinoise,
qui a connue de nombreux avatars,
en tant que contes, pièces de théâtre, opéras, livres et films pour enfants, etc…
Le roman de Wou Tch’eng-en « Le Singe Pèlerin, ou la pérégrination vers l’occident » (Xi You Ji ),
roman datant du XVI ème siècle, est l’un de ces avatars
A l'origine, un fait historique :
le voyage d’un moine chinois du VIIème siècle,
Hiuan Tsang, qui est parti chercher en Inde les textes originaux du bouddhisme.
Mais le « Singe Pélerin », le roman, c'est une tout autre histoire,
bien plus complexe, car s'inspirant des légendes
qui se sont gréffé sur cet événement historique,
forcément.

Le roman s’ouvre sur la naissance du Roi Singe,
né d’un œuf de pierre fécondé par la lune et le soleil.
C’est dire que c’est un singe merveilleux, capable de toutes les prouesses.
Et en effet, ce singe va fonder un royaume de singes combattants mais hédonistes,
acquérir de solides bases en art martiaux,
chipper des armes redoutables au Roi-Dragon,
parvenir à l’illumination bouddhiste,
acquérir de grands pouvoirs magiques,
et enfin aux secrets alchimiques de l’immortaliité.
Rien ne lui résite,
grâce à son arrogance hors norme, son intelligence et sa bravoure,
il conquière tout ce qu’il lui plait.
Pourquoi ne pas s’attaquer, alors au royaume du ciel ?
Le Roi Singe va défier les plus hautes sommités du panthéon chinois,
toute une foule de divinités, immortels, dragons, boddhisatva…
non sans de nombreux succès.
Aussi ce permet il de se surnommer Grand Sage Egal du Ciel !
Quel impudence !
Mais ça commence à bien faire !
Son « hubris », sa démesure, son agitation perpétuelle
finissent par exaspérer l’Empereur de Jade lui même, le Dieu des dieux,
qui envoit une armée de divinités diverses et variées le combattre,
non sans mal ni rebondissements…
Mais finalement, il parviennent à le capturer,
et l’emprisonnent sous une montagne pour 500 ans.
Fin de la première partie.
La seconde voit la naissance puis la formation du moine Tripitaka,
moine bouddhiste chinois plein de piété et de force spirituel.
Il est choisi pour aller chercher les écritures sacrées du bouddhsme dans l’Inde lointaine.
En cours de route il rencontre le fameux Roi Singe.
Il s’engage à aider Tripitaka,
en échange de sa libération et l’expiation de ses méfaits.
L’aide du Singe est bienvenue,
car Tripitaka est particulièrement pusilanime et peureux…
Ils se mettent en route et rencontrent bien sûr toutes sortes d’épreuves et de péripéties,
aux cours desquelles ils recrutent des adeptes :
un démon cochon luxurieux,
un dragon furieux qui consent à se changer en cheval docile,
un esprit ceint d’un collier de crâne humains…
Chemin faisant ils ressucitent les morts,
combattent le méchants,
soumettent les félons,
démasquent les imposteurs,
grâce à l'aide d'une foule de forces surnaturelles,
et avec forces combats, ruses, audaces et rebondissements !
Ah ! on ne s’ennuie pas !
C’est ce texte « Monkey journey to the east » - en bon mandarin -
qui etait il y a monté au Châtelet
par Chen Shi-Zheng et le groupe Godzilla
(magnifique affiche, au demeurant).
18 octobre 2007
Mardi, au Bataclan...

C'était mardi soir dernier, au bataclan,
un splendide concert de Jacques Higelin.
Il jouait quelques chansons de son dernier album "Amor Dolorosa",
mais aussi - surtout - ses chansons des années 70.
C'était donc un Higelin de retour au rock,
épaulé par un groupe solide,
et des chansons relookée avec un son rock, très rock,
carré, puissant, électrique et tendu,
à fleur de peau.
Higelin au mieux de lui- même :
lumineux et très impliqué,
pas calculateur du tout,
tout à fond,
généreux avec son publique.
La chanson "Crocodaïle" a donné lieu à une improvisation/brulôt anti-sarko sévère.
Des oreilles ont du siffler!
Après un rappel pourtant pléthorique,
le publique reste, en veut encore, trépigne, et en redemande.
Le grand Jacquot revient alors,
bien que visiblement vanné,
pour interprété seul, au piano,
un "Parc Montsouris"de toute beauté,
magique et en apesanteur...




(une vidéo pas très bonne, ni pour l'image, ni pour le son, mais qui retranscris bien l'ambiance de ce concert :
15 octobre 2007
Un long dimanche de Taï-Chi Chuan

Hmmmm...
Tout un long dimanche de Taï-Chi-Chuan, hier.
Toute une journée d'étirements, de longues respirations,
toute une longue journée de lents mouvements comme en songe,
comme si l'on n'était que souffle et fumée,
nuage et vents,
comme dans la peinture chinoise.
Le Taï-Chi Chuan est parfois appelé "la boxe de l'ombre".
Voilà plus de dix ans que je pratique le Taï-Chi-Chuan,
essentiellement un art martial,
mais dans lequel on peut trouver aussi de la méditation,
de la relaxation,
de l'art respiratoire
de la gym,
et bien d'autre choses encore.
Le Taï-Chi,
c'est comme se baigner dans la mer,
c'est à la fois relaxant et tonifiant.
Hier,
c'était pour aider mon maître à encadrer un groupe de débutants,
pour leurs apprendre à mon tour les bases de cette pratique.
Et je me suis revu,
il y a bien longtemps,
quand je me suis échiné moi aussi à déchiffrer ces énigmatique mouvements,
comme un apprenti pianiste déchiffre une partition de Bach.
06 octobre 2007
Alice au Togo
Les voici enfin,
les fameuses illustrations sur le Togo,
pour le journal "Youpi" ( chez Bayard Presse),
qui paraitra le mois prochain.
Il s'agit de la journée type de la petite Alice et de sa famille,
qui vivent dans un tout petit village du Togo...













