l'ivre d'image

Une fenêtre ouverte sur l'atelier de François Roudot, illustrateur, sur son travail en cours, sur ses projets de dessins et d'histoires, sur ses livres et ses disques préférés...

14 janvier 2008

le bob ne fait pas le moine

Pfoulalalala! ça c'est immense!

Voici Sonny Rollins, colosse du saxophone ténor,
dans une forme olympique à Montréal, en 1982,
interprètant le standard "My one and only love",
accompagné de Jack DeJohnette (batterie) ,
l'inamovible Bob Cranshaw (basse)
Bobby Broom (guitare) et Masuo Yoshiaki (guitare itou).

Ne pas s'arrêter au ridicule couvre-chef,
il montre à quel point l'habit ne fait point le moine,
ni le look le musicien,
comme beaucoup semblent le croire...

Rollins arpente le thème - au propre et au figuré - en tout sens,
enchaînant les chorus avec maestria,
déployant un son énorme et chaleureux,
avec un revigorant mélange d'humour et d'extrème rigueur,
de grande technicité et de fraîcheur.

Une interprétation respirant la grâce et le bonheur.

Posté par roudodoudourou à 17:05 - fuite de jazz - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

My One & only love, l'un de mes standards favoris, idéal pour la nuit. Je me materai ça à la maison.

Posté par télétubs, 14 janvier 2008 à 17:01

Et ce fut bon...

Posté par Dorham, 14 janvier 2008 à 21:50

Bob Rollins...

Le saxo ténor de Sonny Rollins aussi, c'est chaud et brillant (comme le bob) et le son nous emplit de tous nos "one and only love"...

Posté par France S, 17 janvier 2008 à 10:30

Merci pour tes mots doux, France, "my one and only love"...
Tu vois que tu aimes le jazz, parfois!

Posté par françoisR, 17 janvier 2008 à 13:48

Oh la vache, vous allez me faire pleurer...

Posté par télétubs, 17 janvier 2008 à 14:00

Haaaa, c'est ça les ballades, ça fait pleurer...

Posté par françoisR, 17 janvier 2008 à 19:17

Grâce à toi j'écoute du jazz quelque fois, et même que ca me plait bien (enfin le dernier j'avais pas aimé celui des lentilles)
Mais tu en connais tellement sur le sujet que je me sens un peu idiote avec tout ses noms qui me sont inconnus !
ET puis peux-tu m'expliquer pourquoi tout le monde se revendique de Coltrane (que je connais de nom et uniquement parceque Dorham en a parlé) ?
Hier s'etait Daniel darcq alors qeu sa musique n'a rien à voir.
J'ai vraiment des lacunes et en plus moi ca me fait pas pleurer !

Posté par céline-graziella, 17 janvier 2008 à 19:57

Pourquoi tout le monde se revendique de Coltrane ?
ça c'est une question. Aussi, pour me faire pardonner mon algarade infame et déplacé d'aujourd'hui, ma note de demain y sera consacrée...

Posté par Dorham, 17 janvier 2008 à 21:52

Réponse:
Quand je disais que le son de Sonny Rollins nous emplit de tous nos "one and only love", ce n'était pas un mot doux dédié à François.

En écoutant la musique, je me disais justement, qu'il m'était impossible d'avoir un "one and only love" et la musique me faisais penser à mes divers "one and only love": femme, homme, enfant, animal, objet, évènement, tout ce à quoi je ne pouvais renoncer pour un "one and only love" et le saxo ténor profond de Rollins me disais qu'il y avait de la place pour tout ça, juxtaposés, uniques, ensemble, et de tonalités très variées.
Ce n'était donc pas un mot d'amour mais une ballade sonore avec tous ce que j'aimais...une véritable tromperie en somme pour l'amour unique.
"nos": parce que je me disais que je n'étais pas la seule à penser ça.

Ceci dit ce n'est pas très intéressant, c'est juste ce à quoi me faisais penser cette musique trop vite écoutée d'ailleurs, et juste l'étonnement renouvelé que les mots sont à double sens et vont à contre sens.
Donc fini les mots à la va vite, ces traîtres, et place à la musique!

Posté par france S, 17 janvier 2008 à 23:26

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