31 janvier 2008
Je veux des soleils!

Même si je le voudrais bien,
ces images ne sont pas de moi...
Ils sont de ma fille qui se met à dessiner sur l'ordinateur.
Et ça donne des soleil et des soleils,
de toutes les couleurs,
des soleils araignées, parfois,
pour illuminer le gris et la froidure de l'hiver.


26 janvier 2008
No Country for Old Men

Des plaines immenses, arides, désertes et brûlantes,
à la frontière entre le Texas et le Mexique.
Un certain Llewelyn, habillé à la cow-boy chasse dans ces plaines( joué par Josh Brolin).
Plus loin, des trafiquants de drogue mexicains occis, criblés de balles.
Une valise de gros biftons au milieu de ces macchabées.
Llewelyn se dit que, ma foi, cet argent arrangerait bien ses affaires.
Et puis, tant qu’à faire - on n’est jamais trop prudent - autant prendre quelques flingues aussi.
Et là ça se gâte tout de suite.
Garder le fric ça ne va pas être facile,
parce que les maffieux de la drogue voudraient bien le récupérer aussi.
Ils lancent sur les pas du pauvre Llewelyn un être des plus étrange,
mi-Golem mi-ange exterminateur,
une figure de la mort avec sa faux et son sablier,
un tueur mélancolique aussi dingue qu’effrayant,
mais affublé d’une coupe de cheveux rigolote,
qui n’hésite pas un instant à dézingué tous ceux qui se mettent en travers de sa route (interprété par Javier Bardem, hallucinant ).
Comme rien n'est simple,
le gang maffieux adverse envoie à la poursuite de Llewelyn et du barjot,
toujours dans le but de récupérer le pognon,
un autre tueur sans scrupule,
un texans pur jus - ça se voit au chapeau, à ses habits, à la carrure et au chewing gum – (Woody Harrelson).
Bref, notre Llewelyn à un sérieux problème sur le dos…
D’autant qu’il se pense le plus malin,
et qu’il tente de garder et le fric, et sa femme, et le magot.
Poursuivant tout ce petit monde,
il y a enfin un vieux shérif désabusé (Tommy Lee Jones),
lui aussi fort mélancolique, qui, malgré son attente, n’a jamais été visité par Dieu.
Affublé d’un adjoint très peu futé, il assiste impuissant au déchaînement de la violence,
et ne peut que constater l'inéluctabilité du mal
et le développement exponentiel du domaine de la tuerie…
Car ce n'est plus un pays pour le vieil homme,
toutes les frontières entre bien et mal se sont effacées,
et les codes d'honneurs jetés aux orties.
Ne reste plus qu'un monde sans Dieu livré sans pitié à la guerre de tous contre tous pour s'emparer du pognon.
Les uns poursuivent les autres sur une route sans fin,
de Charybde en Sylla,
de désert en motels,
de fusillades en fusillades…
"No Country for Old Men" des frères Coen,
adapté du roman de Cormac Mc Carthy,
est un western métaphysique sur lequel plane l'absence de Dieu et la folie meurtrière de l'homme,
où se mêle le tragique et l'humour grinçant,
et dans lequel les protagonistes délivrent en guise de dialogues des aphorismes lapidaires comme des versets bibliques.
24 janvier 2008
Art poétique
Médéric Collignon, petit par la petite trompette de poche,
- la "pocket trumpet", celle que pratiquait Don Cherry avant lui -
mais grand et fort par le tempérament.
C'est aussi un chanteur à voix,
mais pas la même, l'autre...
En plus d'être un portrait très réussis,
en un temps si bref,
d'un des musiciens français les plus "à la hausse",
je retiens ce qu'il dit sur l'écriture, et le jazz, et l'art en général.
J'y retrouve bien ce que j'aime en art en terme d'esthétique.
18 janvier 2008
En attendant les Babars

Héhéhéhéhé... hé oui...
en ce moment je dessine des Babars,
pour le journal du même nom chez Bayard Presse.
Oui, c'est un boulot alimentaire,
qui va se poursuivre par la suite,
mais ce n'est pas si désagréable de dessiner ces formes rondelettes,
même si cela suppose une foultitude de contraintes,
de respect maniaque d'une charte graphique plus ou moins écrite,
et l'acceptation d'une interminable série d'aller et de retour avec toutes sortes d'ayants droits
qui demandent à raccourcir à short,
à allonger une trompe,
à affiner une oreille, etc... etc...
Si on parvient à ne pas devenir fou à lier,
ça donne à peu près ceci...


14 janvier 2008
le bob ne fait pas le moine
Pfoulalalala! ça c'est immense!
Voici Sonny Rollins, colosse du saxophone ténor,
dans une forme olympique à Montréal, en 1982,
interprètant le standard "My one and only love",
accompagné de Jack DeJohnette (batterie) ,
l'inamovible Bob Cranshaw (basse)
Bobby Broom (guitare) et Masuo Yoshiaki (guitare itou).
Ne pas s'arrêter au ridicule couvre-chef,
il montre à quel point l'habit ne fait point le moine,
ni le look le musicien,
comme beaucoup semblent le croire...
Rollins arpente le thème - au propre et au figuré - en tout sens,
enchaînant les chorus avec maestria,
déployant un son énorme et chaleureux,
avec un revigorant mélange d'humour et d'extrème rigueur,
de grande technicité et de fraîcheur.
Une interprétation respirant la grâce et le bonheur.
10 janvier 2008
les derniers poneys

Voici les dernières images du livre sur le poneys à paraître aux éditions Milan, au printemps.
Promis, c'est les dernières, je vous fais grâce des vignettes, et je ne vous casse plus les pieds avec ça! (à moins qu'à la demande générale... )



06 janvier 2008
J'y étais!

J'y étais hier à cette manifestation de soutien aux sans papiers,
avec un copain qui m'avait prévenu,
et mon marmot qui saisit toujours l'occasion des manifs pour pouvoir crier tous son saoul!
La manifestation partait du nouveau musée de l"immigration créé par Chirac,
dans un bâtiment Art-Déco-kitsh, construit à la gloire de la colonisation
- faut le faire d'avoir choisit ce lieu! -
et se rendait au centre de Rétention de Vincennes,
à un ou deux kilomètres de là.

Là encore tout un symbole!
Car la tension est grimpée en flèche entre Noël et nouvel an,
dans ce centre de rétention administrative de Vincennes,
de sinistre réputation quand aux conditions de détentions...
Cependant une dizaine de sans papiers poursuivent une grève de la faim,
fort peu médiatisée!
Mais les deux "leaders" ont été prestement expulsés il y a peu.
De même au Cra du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne)
Selon Libé : "400 personnes ont manifesté hier à Paris pour demander la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, à l'appel de plusieurs associations dont le 9e Collectif des sans papiers et Act-up."
http://www.liberation.fr/actualite/societe/301950.FR.php
Manifestation étrange, calme, assez silencieuse,
traversant les allées du Bois de Vincennes,
comme si c'était une balade de santé,
et sous les yeux ébaubis de joggeurs et des promeneurs du dimanche
- même si on était samedi... -
ainsi que des habitants des somptueuses villas de Vincennes,
qui regardaient passer cette manifestation sous leurs fenêtre,
prudemment planqués derrière leurs rideaux!
02 janvier 2008
ben, mon voeu!



