l'ivre d'image

Une fenêtre ouverte sur l'atelier de François Roudot, illustrateur, sur son travail en cours, sur ses projets de dessins et d'histoires, sur ses livres et ses disques préférés...

28 juin 2008

Silence radio

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Le nom de ma rubrique, "fuite de jazz", n'a jamais aussi bien porté son nom...

On apprend avec tristesse le renvoi de France Musique de quatre personnalités majeures du jazz en France :
Claude Carriere, Jean Delmas, Philippe Carles et Alain Gerber.

La raison invoquée est le dépassement d'âge...

En fait l'âge n'a rien à voir là-dedans,
en quoi est-ce un argument valable?

En fait ils ne produisaient pas des émissions de promo,
d'actualité culturelle, de bla-bla...
Au contraire, ils faisaient des émissions de passionnés, d'érudits,
de coupeurs de cheveux en quatre,
et de découvreurs de trésors...

Comme si on pouvait encore supporter ça en 2008!

Des émissions de jazz, en plus, pensez donc!
cette musique rétive à la normalisation, à la massification, à la standardisation, à la starification,
toutes "qualités" nécessaires pour entrer dans la commercialisation culturelle mondiale.

Bref, on supprime donc là des émissions indispensables à la connaissance et la diffusion du jazz...

On peut - que dis-je, on doit! -
envoyer un email de soutien à : initiales@martinepalme.com
en indiquant dans l'objet "petition France Musique"
et ses nom et profession dans le corps de l'email.

D'avance merci.


Posté par roudodoudourou à 09:53 - fuite de jazz - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juin 2008

Wonderful town

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C'est Takua Pa, une petite ville du littoral thaïlandais,
avec ses belles plages de sable fin,
sa mer d'émeraude et ses palmiers.

Etrangement, ce n'est pas grouillant de touristes mais désert et vide...

C'est que l'action se situe trois ans après le passage de l'effroyable tsunami qui a tué 8000 personnes dans cette ville...

En témoigne encore de grands compexes hôtelier détruits que des ouvriers reconstruisent.

Ton est un jeune architecte qui arrive a Takua Pa pour superviser les travaux de reconstruction.
Il opte pour une chambre dans petit hôtel, à l'écart de la ville et des travaux.

Cet hôtel est tenu par Na,
une jeune femme harrassée qui fait des rêves de ressac,
de vagues, douces mais inquiétantes.

Entre ces deux c'est la naissance d'un amour et une lente montée du désir,
au cours de laquelle peu de paroles sont échangées,
mais où s'opère tout un lent travail d'approche,
tout en frôlement,
évitement et attirance,
non-dit et demi-mots...

Mais cela dérange le frère de Na, un petit caïd foireux de la région...

Un magnifique film aux images somptueuses,
pour ceux qu'une certaine torpeur toute asiatique ne rebute pas mais plutôt attire,
d'autant qu'elle est brusquement brisée à la fin,
avec une brusque intrusion de la violence.

En tout cas, une excellente nouvelle pour le cinéma thaïlandais, guère pléthorique,
même si l'étonnant "Blissfully Yours" de Apichatpong Weerasethakul,
avait déjà attiré l'attention - la mienne en tout cas! - sur le cinéma thaïlandais.

Posté par roudodoudourou à 19:40 - souvenirs écran - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2008

Jef Lee Johnson Trio (Jazz un jour d'été/ épisode 1)

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C'était Samedi dernier 21 juin.
J'étais au Parc Floral de Paris en famille,
il s'est trouvé que ma fin d'après midi s'est trouvée libérée,
il s'est trouvé qu'il y avait le Paris Jazz Festival,
il s'est trouvé que ça aller juste commencer,
alors, ben... j'y suis allé!

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En première partie du concert : Jef Lee Johnson trio.
Jef Lee Johnson est un guitariste.
Son trio se compose d'un bassiste à dread-locks,
et d'un batteur à casquette.

Johnson est un guitariste qu'on pourrait dire hendrixien,
déployant tout un arsenal de larsen, feedback, distorions...
Mais ce serait alors un Hendrix post-George W. Bush,
ayant perdu tous sens de l'utopie ou simple foi en l'avenir,
qui joue et chante un blues post-industriel chargé de colère parfois,
ou de morne mélancolie.

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En effet, Jef Lee johnson martèle un blues distordu,
au son saturé d'électricité, déstructuré, sale et déglingué,
ce qui n'exclut pas beaucoup de raffinement.
De la finesse dans le chaos,
comme dans un Picasso sonore,
d'une beauté pas jolie du tout.

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Certes, le public souffre!
Surtout celui du parc Floral,
souvent composés de paisible retraités qui viennent passer là un bout d'après midi paisible,
histoire de digérer le repas de midi...

À côté de moi les spectateurs sont à la peine,
mais prennent leur mal en patience et attendent que ça passe.
Mais pas question d'applaudir cet escroc! Quand même!!

Peut-être se demande-t-il pourquoi je tape du pied et dodeline de la tête en dessinant.

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oui, la musique de Jef Lee Johnson se mérite.
Debout sans trop bouger et arborant un air un peu désolé,
pas aimable pour un sous,
il semble chercher à tâton un chemin dans sa musique.
L'expression à parfois du mal à sortir,
les solos sont des méandres qui se cherchent une forme,
tandis que bassiste et batteur martèlent un groove lourd, pesant, implacable.

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Qu'on ne s'y trompe pas!
Moi j'adore ça, et je respecte infiniment Jef Lee Johnson.

Pour se faire une idée plus précise de sa musique, cliquez!.

(Bientôt la seconde partie du concert : Henri Texier & Strada Sextet...)

Posté par roudodoudourou à 22:49 - fuite de jazz - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2008

Un blog à croquer

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Hoooooooo!
voici un tout nouveau blog tout beau
un blog tout chaud,
un blog de croquis et de croco :
le croco à croquis
C'est le blog de ma douce,
une as du dessin,
qui fait des images douces et drôles.

Courrez-y!

Posté par roudodoudourou à 13:28 - La vie en vrac - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2008

Esbjörn Svensson coule à pic

Je déteste les nécrologies.

Il faudrait toujours parler des musiciens quand il sont vivants,
pleinement vivants et pleinement créatifs.

Il y a les vieux, les très vieux musiciens :
on sent bien que Sonny Rollins ou Charles Lloyd vont nous claquer dans les doigts dans pas bien longtemps...

Mais Esbjörn Svenson, franchement...

Ce pianiste suédois super doué avait 44 ans.
Il est mort lundi d'un débile accident de plongée, non loin de Stockholm.

Il est essentiellement le créateur du Esbjörn Svensson Trio
- appelé plus souvent sous l'acronyme de E.S.T.-
avec le bassiste Dan Berglund et le batteur Magnus Ostrom.

C'est un trio bien repésentatif du jazz de ces 10 dernières années,
un jazz décomplexé, presque,
qui ne craint pas de fleurter avec le rock, l'electro ou la pop,
qui n'a pas peur de la popularité et du grand public,
qui ne postule pas à tous coups une supériorité de la marge,
du groupuscule ou de l'underground.

Du rock, E.S.T. récupère l'énergie, les mélodies accrocheuses pour l'oreille,
et un certain sens du bidouillage électronique du son,
et du jazz, il garde l'exigence harmonique et rythmique,
et le rôle centrale de l'improvisation.

Ici ils interprètent "Serenade for the Renegade",
au festival de Jazz de Juan les Pins en juillet 2003.

On peut éventuellement regretter, parfois, une certaine complaisance à l'industrie du Show-bizz,
avec l'album "Viaticum"...
(je n'aime pas quand dans les nécrologies on ne peut plus exprimer aucune réserve sur le défunt...)
Mais pour l'essentiel il s'agissait d'un trio passionnant,
riche d'une extraordinaire potentialité.

Potentialité qui a sombrée lundi, au large de Stockholm...

Posté par roudodoudourou à 21:25 - fuite de jazz - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2008

Konétu le poney?

Youpi! ça y est il est sorti!

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Quoi?!?

Mais si, vous savez, ce fameux documentaire sur le poney,
celui qui m'a donné tellement de fil à retorde.

Vous l'avez vu naître,
- j'oserais presque dire que vous avez vu la conception... -

Voilà, il est paru aux éditions Milan.
Et ben, en plus, il est très beau,
je trouve...

Pages choisies et scannées avec les moyens du bords :

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Posté par roudodoudourou à 13:44 - travail en cours - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2008

Le vaillant capitaine Coeur de Boeuf

Sans (beaucoup) de commentaires...

Le Capt'ain Beefheart & Magic Band est une figure méconnue,
un inclassable radical.

De son nom de baptème Don Van Vliet (né en 41 en Californie),
Captain Beefheart est une apparition météorique et étrange du rock,
comme une sorte d'excroissance mal controlée, une incongruauté...
On le résume souvent en disant que c'était un compagnon de route de Franck Zappa.
Mais ça n'est pas que cela, c'est un bluesman étrange,
et un compositeur pas banal, servi par une voix.... unique!

Par voie de conséquence, il n'a jamais fait de hit.
Mais c'est le genre de trucs que j'ai envie d'écouter en ce moment.

Il est ici lancé dans un blues sale difforme et crapuleux,
lors d'unconcert sur la plage de Cannes en 1968 - malheureusement tronqué...-
endroit inatendu pour ce californien de Capt'ain Beeheart...
Dommage qu'il ai passé tant de temps à bousiller son organisme par l'absorption de substances et de champignons toutes plus bizarre les une que les autres.

Il a d'ailleurs passé les dernières années à peindre plus qu'à ne jouer,
des peintures d'ailleurs pas mal du tout à mon goût...

crepe

(L'occasion aussi de signalé la disparition récente de Bo Diddley,
autre bluesman,
dont il était question il y a peu ici...)

Posté par roudodoudourou à 23:06 - fuite de jazz - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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