l'ivre d'image

Une fenêtre ouverte sur l'atelier de François Roudot, illustrateur, sur son travail en cours, sur ses projets de dessins et d'histoires, sur ses livres et ses disques préférés...

100809

Soul Power

p20093

James Brown est dans un avion.
Avec lui, BB King, Celia Cruz, Tito Puente, The Crusaders font la nouba au dessus de l'Atlantique.
L'avion ne tombe pas à l'eau,
se pose dans un Kinshasa couvert de portraits géants de Mobutu.
À la descente de l'avion Muhammad Ali les accueille.

On dirait une histoire de fou,
un drôle de rêve, un drôle de trip,
un délire éthylique, une hallucination...
Mais non, c'est l'odyssée véridique que relate "Soul Power",
film-documentaire de Jeffrey Levy-Hinte.

soul_power_3

Reprenons :
en  1974, l'un des plus grands matchs de boxe de l'histoire se prépare...
Muhammad Ali tente de reconquérir son titre de Champion du Monde face à George Foreman qui le lui a ravi. C'est l'histoire que retraçait déjà le film de Leon Gast,
le fabuleux "When we were Kings".

Les producers ricains de ce match au sommet,
ont eu l'idée baroque de lier cet événement avec un énorme festival de musique réunissant des musiciens zaïrois (Afrisa feat Tabu Ley, Pembe Dance Troup, OK Jazz),
sud africains (Miriam Makeba),
afro-cubains (Fania All Star & Celia Cruz),
et afro-américain (James Brown, The Spinners, Bill Withers, B.B King, The Crusaders, Big Black).

Mobutu donne son aval pour que cet happening pan-africaniste se déroule à Kinshasa (Congo ex Zaïre),
en guise de pied né à l'Occident,
et de propagande vantant la réussite de la décolonisation africaine.

C'est donc là que, trois soirs de suite, vont jouer ces titans de la musique moderne,
dans un stade de Kinshasa rempli de zaïrois en transes.

1974.
Le rêve Black Power est encore bien vivace.
Muhammad Ali balance des uppercut verbaux bien senti contre l'Amérique blanche,
James Brown, avec son célèbre jeu de jambes, n'est pas en reste.
L'ambiance est à l'utopie rigolarde, conscientisée et enthousiaste.

Il y a des étoiles dans les yeux.
Le désenchantement, sera pour plus tard.

Aussi bien les musiciens que Muhammad Ali n'ont que cela à la bouche :
ils retournent enfin en Afrique,
de là où ils viennent,
ils retrouvent enfin leurs racines,
la terre de leurs frères noirs, de leurs ancêtres,
terre dont ils furent arrachés par l'esclavage,
ils vont apprendre de cette expérience,
y puiser de nouvelles forces et de nouvelles idées...

Mais un panneau de propagande Mobutiste, filmé dans les rues de Kinshasa,
glace soudain l'enthousiasme du spectateur de 2009 :
"Le pouvoir noir (Black Power) se cherche partout dans le monde,
au Zaïre il est effectivement réalisé."

Quand on sait ce qu'a été la conception du "pouvoir noir" de Mobutu ,
on rit... mais jaune.

D'autant que cette rencontre des culture s'avère plus illusoire que réel.
Amérique et Afrique se regardent, se rencontrent, mais ne fusionnent pas.
Le fossé culturel est trop grand.
Ce rêve de rapprochement s'avérera un feu de paille,
et les musiciens américains oublierons bientôt se mirage de fusion avec leur Mère Patrie fantasmée.

soul_power_1

1974, âge d'or de la musique Afro-américaine.
Sur scène, à Kinshasa, la Soul est plus belle que jamais :
BB King, soutenue par une rythmique de rêve transcende son blues capiteux.
Bill Withers (assez oublié maintenant) développe une sorte de folk-blues habité,
Tito Puente et Celia Cruz attisent des salsas diaboliques,
Miriam Makeba grigrite son publique,
Les Spinners déploient une soul raffiné et élégante,
Les Crusaders enflamment leur soul-jazz,
donnant au film une énergie sauvage et fraiche,
énergie dont on a tant besoin.

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030809

"Whatever Works" de Woody Allen

Whatever_works

Le film commence par la rencontre de Boris Yellnikoff - interprété par Larry Charles -,
un vieux bougon caustique,
un misanthrope sympa,
un libre penseur se prétendant quasi prix Nobel de physique ,
et de Melody - interprétée par Evan Rachel Wood - ,
une jeune fugueuse qui débarque à New York,
jolie mais pas fute-fute,
pétrie d'idées toutes faites et de préjugés,
transmis par ses réacs de parents.

Boris Yellnikoff  vit seul,
il consent à héberger provisoirement Melody, affamée, seule, gelée.
Deux solitudes aux valeurs antagonistes se rencontrent.

Mais le clash prévu ne se produit pas.
Loin de là.
Boris apprécie la fraîcheur naïve et la joie de vivre de Melody,
et Melody apprécie les paradoxes epicuro-cyniques de Boris.
Alors ça tourne à l'histoire d'amour et au mariage de la carpe et du lapin...

Puis ça ce corse avec l'entrée en scène de la mère de Melody,
bigote coincée et envahissante,
séparée d'un mari de la même farine,
qui ne tarde pas à débarqué aussi.

Tout ce petit monde va connaître des recompositions sentimentales inattendues,
qui bouleversent leurs valeurs étriquées,
et par lesquels ils vont trouver leur bonheur.

Une sorte de minimum syndical pour Woody.
Le film n'est pas un sommet comme "Annie Hall" ou "Match Point",
mais n'est pas un plantage comme "Vickie Cristina Barcelona".

Comme "Vickie Cristina Barcelona",
il s'agit avec "Whatever Works" d'une sorte de conte philosophique qui fait l'éloge d'un épicurisme hédoniste,
qui professe que tous les plaisirs sont bons à prendre dans ce monde de brutes,
que toutes les forme d'amour se valent - par delà le bien et le mal -
"pourvu que ça marche" ("Whatever Works").

C'est donc une petite machine de guerre rigolarde qui bouscule les valeurs religieuses conservatrices des Etats-Unis.
Et ça c'est plutôt réjouissant.

C'est aussi un peu comme une série télé en 1h30 :
les personnages passent par des tas de rebondissement et de transformations qui,
forcément, en un si court laps de temps,
ne sont pas développées du tout.
Ainsi, un homophobe convaincu va devenir un gay décomplexé en l'espace... d'un plan.

D'un côté c'est bien,
Woody ne s'encombre pas de lourdes démonstrations psychanalitico-psychologiques,
et on apprécie, sans bouder son plaisir, un récit rapide comme un conte de Voltaire,
avec quelques répliques qui font mouche.

Mais d'un autre côté,
on a l'impression d'assister à un squelette de scénario, juste une esquisse,
dans lequel les personnages sont fortement typés,
et dont le rôle resterait à développer,
incarner, à habiller de désirs, de pans d'ombres, de mystères...

Woody Allen : peut mieux faire.

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180908

Rumba!

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Un grand dadais aime une grande girouette.

Ils ne sont pas jolis, mais beau quand même.

Elle est prof d'anglais, il est prof de gym.
Mais leur vraie passion, c'est la Rumba et la danse latino américaine.

Au retour d'un concours cantonal (!) triomphal,
leur chemin percute celui d'un type dépressif,
aussi suicidaire que malchanceux...

De là tout va dérailler et aller de mal en pis.

Mais pour les deux héros, ce n'est pas si grave, au fond :
ils redémarrent... mais pour s'affaler un peu plus loin.
Et ils se relèvent, ne se laissent pas abattre,
et ils repartent, d'échec en réussite, en échec...

Rumba, film quasi muet,
de, et avec, Fiona Gordon, Dominique Abel et Bruno Romy,
est à film à ranger quelque part à mi-chemin entre Buster Keaton et Jacques Tati,
Jérôme Deschamps et Decouflé,
Aki Kaurismaki et Samuel Beckett...

C'est aussi un film qui garde des racines dans le cirque,
la danse, le spectacle de rue.

C'est donc un film qu'on aime ou qu'on aime pas,
sans demi-mesure..

C'est un film résolument anti-réaliste, anti-naturaliste,
mais foncièrement, férocement optimiste,
d'un optimisme acharné, même.

Un film drôle - malgré quelques défauts et patinages dans la semoule -
pas drôle pas au point de se rouler par terre,
mais qui communique une euphorie sautillante et chaloupée,

Une envie d'entrechats et de pas glissés...
ça ne se refuse pas... non?

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270608

Wonderful town

wonderful_town_copie

C'est Takua Pa, une petite ville du littoral thaïlandais,
avec ses belles plages de sable fin,
sa mer d'émeraude et ses palmiers.

Etrangement, ce n'est pas grouillant de touristes mais désert et vide...

C'est que l'action se situe trois ans après le passage de l'effroyable tsunami qui a tué 8000 personnes dans cette ville...

En témoigne encore de grands compexes hôtelier détruits que des ouvriers reconstruisent.

Ton est un jeune architecte qui arrive a Takua Pa pour superviser les travaux de reconstruction.
Il opte pour une chambre dans petit hôtel, à l'écart de la ville et des travaux.

Cet hôtel est tenu par Na,
une jeune femme harrassée qui fait des rêves  de ressac,
de vagues, douces mais inquiétantes.

Entre ces deux c'est la naissance d'un amour et une lente montée du désir,
au cours de laquelle peu de paroles sont échangées,
mais où s'opère tout un lent travail d'approche,
tout en frôlement,
évitement et attirance,
non-dit et demi-mots...

Mais cela dérange le frère de Na, un petit caïd foireux de la région...

Un magnifique film  aux images somptueuses,
pour ceux qu'une certaine torpeur toute asiatique ne rebute pas mais plutôt attire,
d'autant qu'elle est brusquement brisée à la fin,
avec une brusque intrusion de la violence.

En tout cas, une excellente nouvelle pour le cinéma thaïlandais, guère pléthorique,
même si l'étonnant "Blissfully Yours" de Apichatpong Weerasethakul,
avait déjà attiré l'attention - la mienne en tout cas! - sur le cinéma thaïlandais.

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150308

There will be blood

Oilderrick2

1889.
Dans les plaines désertiques de Californie,
où les paysans peinent à faire pousser de maigres patates,
se font face deux monstres d'ambition,
deux grands prédateurs de nature très différentes.

D'une part Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis),
que l'on voit tout d'abord racler le fond d'un puit obscur,
à la recherche des toutes dernières traces d'une mine d'or.

Il arrive un peu tard, c'est la fin de la ruée vers l'or.

Mais l'heure a sonné pour la fièvre d'un or nouveau,
celle de l'or noir, du pétrole.
C'est vers la prospection de cet or-là que Plainview se tourne.
Il a du nez, de la veine et du culot à revendre,
et il ne recule devant rien pour assouvir son inaltérable volonté de puissance et de richesse.

Sur les lieux d'un gisement californien particulièrement juteux,
Plainview fait la connaissance de l'autre monstre de l'histoire.
Oh comme ça il n'a l'air de rien,
il a l'air doux comme un agneau.
C'est un tout jeune pasteur (Paul Dano), un "preacher" illuminé,
prenant les allures d'un prophète doué de pouvoir de guérison,
et visité par des révélations messianiques.
En apparence, il est tout miel et tout douceur, l'humilité même.
On lui donnerait le bon dieu sans confession.

Mais celui-ci n'est pas moins ambitieux que celui-là,
lui aussi rêve d'extension, d'ouverture de succursales,
de nouveaux gisements de croyants.

Si le premier construit son empire sur la cupidité,
l'autre le fait sur la crédulité.

Mais l'un comme l'autre, entièrement voué à leur passion,
vivent dans un désert affectif,
sans père et mère ou les rejetant violemment,
sans femmes ou amantes, ou même amis,
vivant avec des enfants adoptifs qui ne sont que des outils,
de prétendus frères sortant d'on ne sait où,
d'associés efficaces et obéissants,
d' ouailles transies et soumises…

Tout au long de l'histoire ils se défient,
se servent l'un de l'autre,
tour à tour se combattent, s'humilient,
ou au contraire s'entraident…
mais cherchant toujours à dominer l'autre,
et a s'assurer la possession des âmes et des corps des péquenots du coin.

Jusqu'au brutal dénouement, à l'explosion de violence final.
There will be blood...

Au final ces deux personnage dessinent un portrait saisissant de l'identité yankee.

Le film de Paul Thomas Anderson repose sur l'interprétation magistrale des deux acteurs.
On peut trouver que Day-Lewis en fait des tonnes, un peu comme Nicholson jeune,
dans la composition de Citizen Kane barjot,
alcoolique, misanthrope, dévoré par la haine.
Mais Dano est magnifique dans le rôle.
Le plus drôle étant que c'est un sosie quasi-parfait d'Olivier Besancenot!

Enfin le film est servi par une musique somptueuse,
composée par Johnny Greenwood, le guitariste de Radiohead.
C'est une hallucinante musique d'orchestre à cordes,
qui crée un climat de tension névrotique particulièrement efficace.


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260108

No Country for Old Men

no_country1

Des plaines immenses, arides, désertes et brûlantes,
à la frontière entre le Texas et le Mexique.

Un certain Llewelyn, habillé à la cow-boy chasse dans ces plaines( joué par Josh Brolin).
Plus loin, des trafiquants de drogue mexicains occis, criblés de balles.
Une valise de gros biftons au milieu de ces macchabées.

Llewelyn se dit que, ma foi, cet argent arrangerait bien ses affaires.
Et puis, tant qu’à faire - on n’est jamais trop prudent - autant prendre quelques flingues aussi.

Et là ça se gâte tout de suite.
Garder le fric ça ne va pas être facile,
parce que les maffieux de la drogue voudraient bien le récupérer aussi.

Ils lancent sur les pas du pauvre Llewelyn un être des plus étrange,
mi-Golem mi-ange exterminateur,
une figure de la mort avec sa faux et son sablier,
un tueur mélancolique aussi dingue qu’effrayant,
mais affublé d’une coupe de cheveux rigolote,
qui n’hésite pas un instant à dézingué tous ceux qui se mettent en travers de sa route (interprété par Javier Bardem, hallucinant ).

Comme rien n'est simple,
le gang maffieux adverse envoie à la poursuite de Llewelyn et du barjot,
toujours dans le but de récupérer le pognon,
un autre tueur sans scrupule,
un texans pur jus - ça se voit au chapeau, à ses habits, à la carrure et au chewing gum – (Woody Harrelson).

Bref, notre Llewelyn à un sérieux problème sur le dos…
D’autant qu’il se pense le plus malin,
et qu’il tente de garder et le fric, et sa femme, et le magot.

Poursuivant tout ce petit monde,
il y a enfin un vieux shérif désabusé (Tommy Lee Jones),
lui aussi fort mélancolique, qui, malgré son attente, n’a jamais été visité par Dieu.

Affublé d’un adjoint très peu futé, il assiste impuissant au déchaînement de la violence,
et ne peut que constater l'inéluctabilité du mal
et le développement exponentiel du domaine de la tuerie…
Car ce n'est plus un pays pour le vieil homme,
toutes les frontières entre bien et mal se sont effacées,
et les codes d'honneurs jetés aux orties.

Ne reste plus qu'un monde sans Dieu livré sans pitié à la guerre de tous contre tous pour s'emparer du pognon.

Les uns poursuivent les autres sur une route sans fin,
de Charybde en Sylla,
de désert en motels,
de fusillades en fusillades…

"No Country for Old Men" des frères Coen,
adapté du roman de Cormac Mc Carthy,
est un western métaphysique sur lequel plane l'absence de Dieu et la folie meurtrière de l'homme,
où se mêle le tragique et l'humour grinçant,
et dans lequel les protagonistes délivrent en guise de dialogues des aphorismes lapidaires comme des versets bibliques.

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021107

La forêt de Mogari

« La Forêt de Mogari »
de Naomi Kawase (2007)

la_foret_de_mogari

« La forêt de Mogari » est une expression japonaise qui désigne le période, mais aussi le lieu du deuil, qui, éthymologiquement signifierait « la fin du deuil »…

C’est une maison de retraite à la campagne,
une maison de retraite de style expérimentale, à l’encadrement chaleureux, où « il n’y a pas de règles formelles » .

Elle se trouve à la lisière d’une immense forêt.

Il y a là, entre autres, Sigeki, un vieil homme sombre et malheureux, rendu à moitié fou par la mort de sa femme 33 ans plus tôt.
Il y a là aussi Machiko, une jeune aide-soignante, qui vient de perdre son petit garçon dans un accident.

Machiko prend soin de Sigeki.
C’est son métier, mais pas seulement.
Et peu à peu leur expérience commune, leur deuil toujours à vif, leur impossibilité à « se sentir vivants », va les rapprocher.
Et puis petit à petit les rôles s’inversent, et c’est Sigeki qui s’occupe de Machiko.

Il l’entraîne dans une randonnée éperdue dans la forêt.
Celle-ci est profonde, immense et luxuriante, palpitante,
une sorte de forêt vierge, mystérieuse et magique comme dans les films d’animation d’Hayao Miyazaki (« Mon voisin Tottoro »…).

Ils se perdent au cœur de cette forêt et éprouvent le froid pendant la nuit, l’orage, l’humidité, mais aussi l’entraide.
Mais la forêt les protège et les émerveille plus qu’elle ne les effraie.

Enfin c’est là que l’un et l’autre, seuls au monde, vont trouver la paix, et « se sentir à nouveau vivants »...

"C'est lorsque nous trouvons du réconfort dans des choses immatérielles telles que les sentiments humains, la lumière et le vent, ou l'ombre de quelqu'un qui vient de mourir, que nous pouvons alors assumer notre solitude", dit Naomi Kawase.

« La forêt de Mogari » (le dixième film de Kawase),
n’est pas un film « zen » , pas du tout un film de tout repos, mais un film magnifique.
La prise de vue respire, fluide et très mouvante.
La photographie de la nature est sublime.
Naomi Kawase capte au plus près les sentiments intimes, mais avec légèreté sans appuyer lourdement.


Posté par roudodoudourou à 00:40 - souvenirs écran - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

180907

Spéciale dédicace


Nouvelle Vague
envoyé par laperitel

Juste une blague.
Une vidéo qui nous a fait mourir de rire, Jeankry et moi, cet été.
En plus, c'est un clin d'oeil,
même très tardif,
à Antonioni et Bergman.
- Mais si, je les aime bien, quand même...-

Posté par roudodoudourou à 22:29 - souvenirs écran - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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