l'ivre d'image

Une fenêtre ouverte sur l'atelier de François Roudot, illustrateur, sur son travail en cours, sur ses projets de dessins et d'histoires, sur ses livres et ses disques préférés...

26 novembre 2007

... et deux de plus!

poney5

poney6

Posté par roudot francois à 14:06 - travail en cours - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2007

Je ferme les écoutilles

Tel un bathyscaphe,
je plonge dans un océan de boulot
pour boucler plusieurs projets assez lourds,
je ferme mes écoutilles,
et je ne referais surface
-croix de bois, croix de fer! -
qu'à la fin du mois au moins..

Entre autres charettes,
ce fameux documentaires sur les poneys,
et dont voici, pour patienter, les premières images définitives.

poneyblog1

poneyblog2

poneyblog3

poneyblog4

A bientôt, donc...

Posté par roudot francois à 13:50 - travail en cours - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 novembre 2007

Fofana's blues

RESF

C'est l'histoire de Fofana.

M. Fofana est musicien, il est arrivé en France en 2006 pour échapper à la guerre en Côte d'Ivoire.
Il rencontre une femme, "en situation irrégulière" elle aussi, et qui a déjà un enfant.
Ils décident de vivre ensemble, dans le 20ème arrondissement de Paris, non loin du Père Lachaise.

Le premier enfant de la dame, une petite fille née en France, est scolarisée non loin de là.

En 2006 toujours, leur né un deuxième enfant, Idriss, qui a 7 mois à présent.

Avant hier, mardi 13 novembre, Fofana a été arrêté au matin, alors qu' il allait acheter du lait pour son fils.

Il est retenu en centre de rétention depuis lors au CRA 1 de Vincennes,
et il est menacé d’expulsion vers la Côte d’Ivoire...

Il passe au Tribunal Administratif ce matin

RESF (Réseau Education Sans Frontière) s'organise de mieux en mieux dans le sud du 20ème, et les référents RESF des écoles et collèges se tiennent en contact.

Très vite nous sommes prévenu de l'histoire de Fofana,
et hier après midi nous nous retrouvons à l'école maternelle,
Où nous contactons les élus de gauches, les associations, la presse, etc...
Nous construisons une pétition,
et nous convenons des actions pour la suite.

Là aussi nous retrouvons la compagne de Fofana,
et Idriss endormi, bien installé "à l'aficaine" dans le dos de sa maman...

Le cas est très difficile, les chances de sortir Fofana de là très minces.

Mais ça se passe comme ça en Sarkozie.
Il y a eu deux fois plus d'arrestations de sans-papiers à Paris cet été que lors des deux années précédentes.
Mais les 60 personnes arrétée qui ont pris contact avec RESF ont été relachés.
Donc la mobilisation paie, et, pour l'instant en tout cas, le Préfet de Paris préfère qu'il n'y ait pas trop d'agitation à Paris.

Je vous tiens au courant.

Posté par roudot francois à 09:40 - La vie en vrac - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 novembre 2007

À tout casser!

rolandkirk

Drôle de zèbre ce « Rahsaan » Roland Kirk (1936/1977).

Ce musicien aveugle s’est fait connaître comme l’homme orchestre du jazz,
apparaissant toujours barder de tout un tas de saxophones de toutes tailles,
de flûtes, sifflets, clarinettes, conques, strich et manzello (deux instruments dont il est le seul utilisateur !),
et dans lesquels il soufflait volontiers simultanément !

C’est que vers 20 ans il fit un rêve où il se voit et s’entend jouer de plusieurs saxs,
rêve qui lui souffle aussi son surnom « Rashaan » …

Pour corser les choses,
il pratique la « respiraton circulatioire »,
une technique issue du yoga,
qui permet de lui permet de respirer tout en soufflant (si si !).

Autant dire qu'il assure le spectacle!

Il se fait connaître par son séjour de l’orchestre d’un autre furieux notoire, Charles Mingus.

Musicalement, sa musique n’est pas très complexe,
basée sur le blues et le gospel, voir la pop,
mais qu’il adore faire dérailler vers des embardée free-jazz.

Voici le personnage dans ses œuvres,
Jouant son tube « Volunteered slavery »,
son discours sur la servitude volontaire,
ici dans une version survitaminée,
et « à tout casser - au sens propre ! mais faut rester jusu'au bout...-
où il se montre discile d'Hendrix et des Who!

Avec Ron Burton - piano, Henry "Pete" Pearson - bass, Robert Shy - drums,
et l'improbale Joe "Habao" Texidor, au tambourin.

J'adore le public, plus seventies plus vrai que nature!

Posté par roudot francois à 18:30 - fuite de jazz - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2007

La forêt de Mogari

« La Forêt de Mogari »
de Naomi Kawase (2007)

la_foret_de_mogari

« La forêt de Mogari » est une expression japonaise qui désigne le période, mais aussi le lieu du deuil, qui, éthymologiquement signifierait « la fin du deuil »…

C’est une maison de retraite à la campagne,
une maison de retraite de style expérimentale, à l’encadrement chaleureux, où « il n’y a pas de règles formelles » .

Elle se trouve à la lisière d’une immense forêt.

Il y a là, entre autres, Sigeki, un vieil homme sombre et malheureux, rendu à moitié fou par la mort de sa femme 33 ans plus tôt.
Il y a là aussi Machiko, une jeune aide-soignante, qui vient de perdre son petit garçon dans un accident.

Machiko prend soin de Sigeki.
C’est son métier, mais pas seulement.
Et peu à peu leur expérience commune, leur deuil toujours à vif, leur impossibilité à « se sentir vivants », va les rapprocher.
Et puis petit à petit les rôles s’inversent, et c’est Sigeki qui s’occupe de Machiko.

Il l’entraîne dans une randonnée éperdue dans la forêt.
Celle-ci est profonde, immense et luxuriante, palpitante,
une sorte de forêt vierge, mystérieuse et magique comme dans les films d’animation d’Hayao Miyazaki (« Mon voisin Tottoro »…).

Ils se perdent au cœur de cette forêt et éprouvent le froid pendant la nuit, l’orage, l’humidité, mais aussi l’entraide.
Mais la forêt les protège et les émerveille plus qu’elle ne les effraie.

Enfin c’est là que l’un et l’autre, seuls au monde, vont trouver la paix, et « se sentir à nouveau vivants »...

"C'est lorsque nous trouvons du réconfort dans des choses immatérielles telles que les sentiments humains, la lumière et le vent, ou l'ombre de quelqu'un qui vient de mourir, que nous pouvons alors assumer notre solitude", dit Naomi Kawase.

« La forêt de Mogari » (le dixième film de Kawase),
n’est pas un film « zen » , pas du tout un film de tout repos, mais un film magnifique.
La prise de vue respire, fluide et très mouvante.
La photographie de la nature est sublime.
Naomi Kawase capte au plus près les sentiments intimes, mais avec légèreté sans appuyer lourdement.


Posté par roudot francois à 00:40 - souvenirs écran - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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